Football 2013: l’équipe type de l’année

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Manuel Neuer (Bayern Munich): Un gardien qui aime jouer dans le champ. Contre l’Autriche lors des qualifications pour le Mondial 2014, le bougre a couru 5km !!! Ses relances à la main sont d’une précision chirurgicale et d’une longueur ahurissante. Pas radin, il ajoute la touche spectacle avec ses arrêts qui ressemblent à ceux d’un gardien de handball.

Philipp Lahm (Bayern Munich): Le capitaine du Bayern est devenu au fil du temps Lahm du club. Grâce au triplé Bundesliga-C1-Pokal, il a mis fin à la poisse. Le tout en faisant moult passes décisives et en jouant avec une justesse rare à ce niveau. Une preuve? Philipp a commis sa deuxième faute de la saison lors de la 9ème journée, soit plus de 660 minutes à faire du propre. Depuis l’arrivée de Guardiola, il évolue en 6 et fait le travail. Toujours aussi combatif, disponible et régulier, il vient de faire savoir qu’il souhaiterait connaitre sa position pour la prochaine Coupe du monde avant Mai. Pep a annoncé qu’il reprendrait son poste d’origine au cours de la saison: on attend désormais la réponse de Joachim Löw… qui l’a aussi utilisé en milieu défensif.

Vincent Kompany (Manchester City): Oui, les Citizens n’ont pas su garder leur titre. Oui, il a été blessé une partie de l’année. Oui, il n’a rien gagné. Mais si M.City reste une équipe que tout le monde veut éviter, il n’y est pas étranger. Si la Belgique est au Brésil, c’est aussi parce qu’elle a pu compter sur son capitaine. Physiquement, il en impose comme peu et impossible d’oublier son match contre United en septembre dernier. A lui seul, il a écœuré la doublette Rooney-Welbeck en se montrant parfait dans ses interventions, ses relances et dans les airs. Comme toujours.

Thiago Silva (Paris SG): Parfois, pas besoin de s’étendre sur un sujet, il suffit juste de regarder. Alors, on va faire court: gagner un duel contre le Brésilien relève de la mission commando. Aucun défaut. Un monstre, tout simplement.

David Alaba (Bayern Munich): La meilleure chose qui soit arrivée au sport autrichien depuis Hermann Maier. Car en l’espace de deux ans, David est devenu le roi à son poste. Au Bayern, son entente avec Franck Ribéry fait des étincelles. Véritable rampe de lancement du français, il amène sa vitesse et sa technique pour rendre la tâche deux fois plus difficile aux défenses adverses. Mieux, il n’hésite pas à frapper de loin avec succès et ce n’est pas Gianluigi Buffon qui dira le contraire. Milieu défensif de formation, le Bayern peut encore remercier Louis van Gaal de l’avoir repositionné en latéral gauche.
Ah oui au fait, il n’a pas encore 22 ans.

Yaya Touré (Manchester City): Le joueur le plus important de City. Au sommet de son art cette saison où il marque plus et aime toujours autant se projeter vers l’avant. Yaya est partout, c’est un homme de devoir et son volume de jeu est inouï. Ambitieux, Touré sait ce qu’il veut et fait tout pour y parvenir. Pour ne rien gâcher, l’Ivoirien en a dans la caboche. Après avoir essuyé des cris de singes à Moscou, il évoque l’idée d’un boycott du Mondial 2018 au terme d’un discours réfléchit. Puis le Ballon d’Or africain dénonce le braconnage des éléphants avant d’expliquer son amour pour la science du jeu, qu’il continue d’étudier au quotidien. Un patron, sur et en dehors du terrain.

Bastian Schweinsteiger (Bayern Munich): Le baromètre du Bayern. Avec lui en forme, Munich semble invincible. Souvent blessé, il est revenu au meilleur moment pour rayonner en Ligue des champions en tant que 8, là où son jeu de passe et en profondeur font un tabac. Contre Barcelone, il a tutoyé les sommets avec notamment une mise à l’amende sur un certain Lionel. Il a été élu meilleur joueur de Bundesliga par ses pairs et a marqué le but du titre d’une magnifique talonnade, excusez du peu.

Thomas Müller (Bayern Munich): Thomas Müller n’est pas le plus élégant balle au pied et le swagg n’est pas sa principale qualité. Mais il possède une intelligence unique ainsi qu’une attitude parfaite. Homme clé d’Heynckes, il marque contre tous les adversaires en LDC pour parvenir à Wembley. Un penalty et une passe décisive en finale de la Pokal pour décrocher le triplé. Puis c’est l’arrivée de Guardiola qui le trimbale un peu partout: dans l’axe, en faux 9, à droite ou en joker; Müller continue de se battre, de profiter des espaces et de faire toujours autant le pressing. Vous avez dit polyvalence?
Côté statistiques, son rendement est plus que correct cette saison: 7 buts en Bundesliga, 6 en Pokal, 3 en LDC et des passes décisives histoire de rappeler qu’il ne joue pas pour sa pomme mais pour son club. Avec la mannschaft, il reste indispensable avec 6 caramels, soit une bonne répétition avant la Coupe du monde, lieu de ses premiers exploits. Pour rappel, il était absent lors de la demi-finale contre l’Espagne en 2010… et pas titulaire contre l’Italie à l’Euro 2012.
Thomas Müller c’est celui qu’on ne remarque pas mais qui est essentiel. Un diamant.

Franck Ribéry (Bayern Munich): En cette fin d’année, Francky était en campagne pour le Ballon d’Or. Sur tous les plateaux télé, le #7 a policé son image afin de toucher au « Graal ». Une attitude assez pathétique qui ternit un peu une saison magnifique. Car c’est lorsqu’il ne pense à rien d’autre que le terrain que Ribéry est énorme. A son avantage dans le système de jeu bavarois, le français a su se montrer régulier et est parvenu à remplir les highlights de ses gestes fabuleux. Vitesse, percussion, élimination dans le petit périmètre, Scarface s’est éclaté comme jamais. En sélection, il a réussi à se qualifier avec la France, sans oublier de préciser à qui veut bien l’entendre qu’il avait « mis le feu dans la défense » et qu’il avait « fait expulser deux Ukrainiens en deux matchs ». Reste donc à savoir s’il ira au Brésil pour gagner ou se mettre en avant.

Cristiano Ronaldo (Real Madrid): Un triplé de légende en Suède lors du barrage retour pour faire taire les derniers sceptiques. En 2013, CR7 n’a laissé le choix à personne afin d’admettre la vérité: le meilleur joueur du monde, c’est lui et il faudra s’accrocher pour venir le déloger de son trône. Blessé fin novembre, il a profité de son retour pour établir un nouveau record avec 9 buts (en 5 matchs!!!!) en phase de poule de Ligue des champions. Un monument.

Lionel Messi (FC Barcelone): Blessé à multiples reprises, plus d’une quinzaine de matchs ratés, des barbecues à la pelle et des performances en baisse, ça fait beaucoup dans la balance pour être dans l’équipe type. Oui mais 45 buts en 46 matchs, ça pèse encore plus. Lionel Messi reste le martien qui fait trembler les filets sur commande. Cette année, il a marqué au moins un but en championnat dans dix-neufs matchs de suite pour ajouter un nouveau record mondial à son palmarès. Même moins bien, il confirme que son talent naturel suffit pour faire la différence et continuer de faire peur: quand le PSG l’a vu se lever du banc en 1/4F retour de LDC, les parisiens ont reculé de 10 mètres. Il n’a désormais en tête que la Coupe du monde et ne se prépare que pour cela. Entouré comme jamais et avec un tableau tranquille jusqu’au quart de finale, il n’aura aucune excuse en cas d’échec.

Jupp Heynckes (coach): 16 victoires et un nul en Bundesliga pour finir champion avec 91pts et un goal average de +80. En Pokal, c’est Dortmund, Wolsburg et Stuttgart qui se font cogner. En Champions League, on a le droit à une leçon de foot contre la Juventus de Conte suivit d’un écartèlement du Barca sur la place public. Heynckes connaîtra son seul revers de 2013 contre Arsenal en 1/8ème retour… après avoir outrageusement dominé la clique de Wenger à l’aller.
Juup la légende n’avait pas envie de finir sa carrière d’entraîneur sur une mauvaise note et il a fait du Bayern une véritable machine de guerre. Le jeu proposé fut magnifique et il est rentré dans l’histoire en devant le quatrième entraîneur à gagner la C1/LDC avec deux clubs différents. Les trois autres? Ernst Happel, Ottmar Hitzfield et Jose Mourinho. Autant dire que ça vous classe un homme.

Ils auraient pu y être

Thibaut Courtois (Atletico Madrid): Meilleur gardien de Liga, il fut éblouissant en finale de Coupe du Roi contre le Real Madrid.

Mats Hummels (Borussia Dortmund): Certaines bavures lui coutent sa place, mais être aussi élégant avec un ballon c’est indécent.

Branislav Ivanovic (Chelsea): Un coup de casque pour gagner l’Europa League et fêter le scalp de Terry avant de prendre la place d’Azpilicueta.

Sergio Ramos (Real Madrid): Contre Osasuna, il s’est offert le 18ème carton rouge de sa carrière avec la Maison Blanche. Tout est dit.

Giorgio Chiellini (Juventus Turin): Trop de coups de coude, tuent le coup de coude. Dommage car ça reste un roc.

David Luiz (Chelsea): Un jour, John Obi-Mikel écrira sur un mur « David Luiz m’a tuer ». Un jour, David Luiz écrira sur un mur « Jose Mourinho m’a tuer ».

Michael Carrick (Manchester United): Avec lui au sommet, United a fini champion. Sans lui, United est en milieu de tableau. CQFD

Ilkay Gündogan (Borussia Dortmund/infirmerie): BFM TV prépare un flash spécial pour le match où il perdra un ballon. Ils vont attendre les cons.

Marco Reus (Borussia Dortmund): Du déchet dans la finition mais quel joueur: technique, rapide et intelligent. Il gagne à être connu, et quand la vague jaune de Dortmund déboule vous pouvez être sûr qu’il surfe dessus.

Gareth Bale (Tottenham/Real Madrid): Il flambait en Premier League, il commence à faire son trou au Real. Un gaucher madrilène avec un cerveau, l’anti Di Maria.

Mesut Özil (Real Madrid/Arsenal): Snobé injustement au Real, l’artiste régale la Premier League de ses caviars. Un véritable bijou visuel.

Neymar (Santos/FC Barcelone): Tout le monde s’est foutu de sa gueule: une Coupe des confédérations et une demi-saison au Barca plus tard, plus personne ne rigole. La preuve qu’un youtube player peut réussir, rep à ça Lucas Moura.

Arjen Robben (Bayern Munich): Ressuscité après la blessure de Toni Kroos, il est l’un des chouchous de Pep Guardiola. Sauf qu’une équipe type se compose de 11 joueurs, soit 10 de trop afin que le Hollandais puisse être heureux.

Juan Mata (Chelsea): Si Mourinho ne l’avait pas boycotté, il aurait eu son mot à dire.

Mario Götze (Borussia Dortmund/Bayern Munich): Un génie qui a raté son départ de la Rhur, avant d’y réussir son retour: depuis, la machine est lancée.

Zlatan Ibrahimovic (PSG): Des passes de l’exter, des doublés à la pelle, des buts venus d’ailleurs et un nouveau titre de champion. En 2013, Zlatan a comme toujours fait du Zlatan. Ce qui veut aussi dire que dans les matchs couperets, il a été beaucoup moins bon: idiot contre Valence, rien de dingue contre le Barca et seulement 5 minutes de folie contre le Portugal #TryAgain

Sergio Agüero (Manchester City): 13 buts en Premier League déjà cette saison, soit un de plus que lors de l’exercice 2012-13. Kun est chaud comme la braise et Maradona n’est plus dans son entourage, tout roule donc.

Luis Suárez (Liverpool): Sans sa suspension pour morsure, il serait automatiquement dans le 11 type. Mais sans sa suspension pour morsure, ce ne serait pas Luis Suárez.

Robert Lewandowski (Borussia Dortmund): Sensationnel en Ligue des Champions avec notamment un quadruplé de légende contre le Real Madrid. Trop d’occasions manquées cependant, même si le club qui le récupérera en Juin prochain aura bien plus que le sourire.

Robin Van Persie (Manchester United): Sous Fergie, il fut monstrueux. Sous Moyes c’est pas mal non plus mais il paye un début de saison 2013-14 difficile avec les Diables Rouges.

Edinson Cavani (Naples/PSG): Les hommes mentent mais pas les chiffres.

JB

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