SereNadal les cannibales

Tennis-Stories-img10865_668La belle et la bête

A eux deux, ils cumulent 30 tournois du Grand Chelem et représentent la puissance tennistique. Serena Williams et Rafael Nadal, deux champions qui dévorent tout en cette année 2013 et qui viennent d’éblouir une nouvelle fois la planète Sport. De part leur domination, leur palmarès et les émotions provoquées, ils restent les phénomènes de leur discipline. Et c’est tout sauf terminé…

Au terme d’un nouveau combat de légende, « Rafa » a décroché le deuxième US Open de sa carrière. Cette victoire lui permet de devenir le seul joueur de l’Ère Open à gagner au moins deux mêmes tournois du Grand Chelem sur trois surfaces différentes. Une nouvelle ligne d’un palmarès qui s’apparente désormais à un livre.
Et histoire de marquer le coup, il a renversé son plus grand adversaire. Une nouvelle fois. Cette défaite, Novak Djokovic va l’avoir en tête pendant de longues semaines car il a eu sa chance. Après un départ catastrophique face à un Nadal en pleine bourre, le Serbe se refait la cerise en attaquant à tout va la balle jaune. Mieux, il break au milieu du deuxième set en remportant cet échange de 54 coups qui restera à tout jamais dans les annales du tennis. A partir de là, la machine semble enfin lancée et l’impression dégagée par le Djoker annonce un renversement majeur dans ce duel de mutants. Oui mais voilà, « Nole » n’est plus aussi souverain qu’en 2011 et rate le coche. A plusieurs reprises. De fait, il vendange une balle de 3-0 synonyme de double break au début du troisième set, avant d’en laisser trois nouvelles en route à 4-4. Ce genre de bavures qui sont immédiatement sanctionnés par l’Espagnol. Car pour venir à bout de Don Rafael, il faut savoir le malmener du premier au dernier point et non par intermittence. Le matador a démolit psychologiquement un Djokovic qui semblait être en mesure de l’emporter. Ce dernier réussira-t-il à trouver la solution à l’équation nadalesque ? La question peut aujourd’hui se poser tant le match fut accroché avant d’assister à l’explosion en plein vol du Serbe.

Intelligence émotionnelle
Avec un jeu de jambe parfait et une efficacité monstre (7/12 dans les balles de break contre seulement 3/11 pour Djoko), Nadal a fait craquer son adversaire dans les moments importantes de la rencontre, là où d’habitude le Djoker fait la différence. En le poussant à la bourde tout d’abord (53 fautes directes sur l’ensemble de la partie), puis en contrôlant ses émotions avant de retrouver sa précision chirurgicale et d’effectuer son travail de sape qui avaient tant fait mal à Novak au premier set.
Nadal-Djokovic, épisode n°37, qui va de nouveau en faveur de l’Espagnol qui reste sur six victoires dans les sept dernières confrontations. Invaincu sur dur cette année, le formidable gaucher a régalé le public comme jamais: un banana shot par-ci, une amortie délicieuse par-là. Une véritable démonstration, de talent et d’intelligence car Nadal s’adapte mieux que quiconque à l’adversité.
La place de numéro un mondial n’est plus qu’une question de semaine pour le roi de Manacor. Elle récompensera une saison en tout point ahurissante et couronnera le plus grand joueur de l’histoire du jeu. Oui, Rafael Nadal est le meilleur tennisman de l’histoire n’en déplaise à certains. Le record des 17 Grand Chelem de Federer tombera d’ici quelques années, non sans avoir ramassé une bonne poignée de Masters 1000 au passage. Le plus fou chez ce joueur est cette capacité à revenir au sommet et à détrôner le roi en place. Après avoir déboulonné un Federer intouchable, voilà qu’il domine un Djokovic qui passait son temps à le corriger il y a à peine deux ans. Trouver la solution aux problèmes, tel est l’unique motivation de l’Espagnol. Son répertoire s’étoffe d’années en années et sa progression est tout bonnement folle, comme en témoigne son excellent jeu au filet (17/23 sur cette finale). N’ayant jamais perdu son ADN de gladiateur, il semble impossible de le voir en rester là.

Queen Of New York
De son côté, Serena Williams continue d’affirmer sa suprématie sur le tennis féminin. Victorieuse dans l’une des plus belles finales de l’histoire grâce notamment à un deuxième set irrespirable en terme de dramaturgie et de renversement, l’Américaine remporte son cinquième US Open. Comme l’an passé au même stade de la compétition, le public du central Arthur Ashe a eu le droit à un combat absolument fabuleux dans lequel Victoria Azarenka a encore mené la vie dure à la reine des lieux: courageuse comme toujours, la Biélorusse a réussit l’exploit de breaker quatre fois une Serena qui ne perdit auparavant dans le tournoi son service qu’à deux reprises !!! En pleine bourre au début du troisième set, elle tomba dans le piège de Williams qui décida de lâcher la direction du jeu pour mieux laisser passer l’orage et cogner au moindre moment de baisse venu. Et ce qui devait arriver arriva: comme toujours, SW retrouva son tennis pour définitivement enfoncer le clou.
Pourtant, n’importe quelle joueuse aurait craqué mentalement après l’incroyable retour aux affaires d’Azarenka. Mais Miss Serena est décidément à part dans le monde WTA et a su rester focus pour mieux terminer « Vika ».
Avec ce magnifique succès, elle compte désormais 17 Grand Chelem et égale ainsi Roger Federer: et à cette heure-ci on miserait plus sur l’Américaine que sur le Suisse pour un 18ème titre.

JB

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One Comment on “SereNadal les cannibales”

  1. Anonyme dit :

    NADAL EN VOL LIBRE


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