Top 5 Championnats du Monde Athlétisme, Numéro 4: SEVILLE 1999

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Onze ans. Onze ans que le record du monde du 400m masculin était bloqué à 43″29. Michael Johnson, maitre du tour de piste, a longtemps flirté avec le chrono référence d’Harry Butch Reynolds, que ce soit à Stuttgart (1993), Göteborg (1995) ou lors des Jeux Olympiques d’Atlanta (1996). Mais ce 26 Août 1999, MJ est prêt comme jamais et le fait savoir dans la presse: le stade entier attend le moment historique, les journalistes annoncent un remake du 200m d’Atlanta… et comme tout grand champion qui se respecte, le boss du Texas claque un 43″18 qui tient toujours à l’heure actuelle. L’apothéose d’une carrière sans ratée, remplie de médailles d’or et d’un sourire jovial.
De la joie, le relais 4x100m féminin des Bahamas en apporte: un vent de fraîcheur soutenu par la France et la Jamaïque qui expulsent du podium une sélection américaine encore une fois brouillonne dans la transmission du témoin.
Gail Devers peut se consoler grâce à son nouveau titre sur 100m haies. Les obstacles, Colin Jackson ne les avait pas franchit avec autant de succès depuis Stuttgart 1993, le jour de son record du monde.
De son côté et avec une magnifique victoire sur 400m, Cathy Freeman prépare parfaitement ses Jeux de Sydney… tout comme la Roumaine Gabriela Szabo qui régale le public sur 5 000m, record des championnats à la clé.
Dans le demi-fond masculin, les rois gardent également leur couronne: Wilson Kipketer et Hicham El-Guerrouj s’imposent au terme de deux courses fabuleuses.
Conserver son titre n’est pas donné à tout le monde: Wilson Boit Kipketer en sait quelque chose en craquant sur la fin du 3 000 steeple devant Christopher Kosgei, tout comme Stéphane Diagana qui ne peut pas résister à la folie de Fabrizio Mori sur 400m haies.
Idem chez les femmes où Nezha Bidouane est battu sur la ligne par l’incroyable cubaine Daimi Pernia.
Svetlana Masterkova qui avait réussit le fabuleux doublé 800m-1500m aux J.O de Géorgie rate de peu la récidive en terminant (seulement) troisième du 800m, battue par la surprise Ludmila Formanova et Maria Mutola.

Sur 10 000m, c’est l’Éthiopie qui ramasse une nouvelle fois la mise grâce à Gete Wami (record des championnats en prime) qui bat une certaine Paula Radcliffe.
Le public espagnol de son côté jubile quand Abel Anton arrive en tête dans le stade pour boucler son marathon et conserver ainsi son titre acquis à Athènes deux ans plus tôt. Un exploit retentissant qu’imite Tomas Dvorak au décathlon.Comme à chaque édition, les différents concours offrent des surprises: Charles Friedek et Paraskevi Tsiamita (triple saut), Vyacheslav Voronin (saut en hauteur), Anthony Washington (disque) et Karsten Kobs (lancer de marteau) gagnent leur plus belle médaille en carrière.
Aki Parviainen, qui avait réalisé en Juin le deuxième meilleur lancé de l’histoire (93m09), s’impose au javelot contre le maitre Zelezny.
Pas de coup de théâtre en revanche au saut en longueur H où Ivan Pedroso rafle sa troisième médaille d’or mondiale, tout comme l’allemande Astrid Kumbernuss au lancer de poids.
Inha Babakova, grande habituée des podiums mais jamais sacrée à la hauteur, s’empare enfin de l’or aux essais dans un concours moyen (aucune participante au-dessus de 2m).
La française Eunice Barber empêche une nouvelle fois Denise Lewis d’être sacré à l’heptathlon, avant que cette dernière décroche enfin la timbale un an plus tard à Sydney.
Le marteau féminin voit le jour au cour de cette édition 1999 et la star roumaine Mihaela Melinte, suspendu un an plus tard pour un contrôle positif à la nandrolone, l’emporte. Idem à la perche où comme prévu, Stacy Dragila devient la première championne dorée de la discipline, record du monde à la clé (4m60): difficile de rêver mieux comme baptême.

L’image: le salto de Maksim Tarasov
Champion olympique à Barcelone en 1992, le Russe a toujours vécu dans l’ombre de Serguei Bubka. L’Espagne lui porte définitivement bonheur avec une première médaille d’or mondiale remportée en effaçant une barre à 6m02, nouveau record des championnats. Sa pirouette sonne comme une libération.

La légende: Haile Gebrselassie
Pour la quatrième fois consécutive, l’Ethiopien est sacré sur 10 000m. Comme toujours (CDM 1997, J.O 1996 & 2000), son dauphin a pour nom Paul Tergat.

La course: le 5 000m H
A 200m de l’arrivée, trois hommes sont au coude à coude pour la victoire: Salah Hissou, le belge Mohammed Mourhit et Brahim Lahlafi qui accélère comme jamais dans le virage… pour mieux s’écrouler à 50m du but: Hissou en profite pour aller chercher le titre, devant un Benjamin Limo qui effectue un retour de sprinteur pour arracher l’argent. Mourhit complète le podium et Lahlafi termine à la place du con: dur.

Le concours: la longueur F
La naturalisation espagnole de la Cubaine Niurka Montalvo avait déjà mis le feu aux poudres à un concours qui ne manquait pas d’être explosif. Fiona May lance les hostilités en claquant d’entrée 6m92 avant de gratter deux centimètres supplémentaire à son troisième essai. Marion Jones et Lyudmila Galkina se bagarrent de leur côté pour la médaille de bronze qui reviendra à l’Américaine pour un tout petit centimètre… L’or se joue à l’ultime essai, avec une Montalvo qui défit les airs et atterrit à 7m06, aidée par une planche très très litigieuse.

La perf: Maurice Greene
Le pittbul du Kansas s’offre le triplé 100-200-relais 4×100. En démonstration toute la semaine, il devient le premier athlète à tout rafler sur les épreuves de vitesse.

La bavure: Marion Jones
En quête d’un immense quadruplé (100m, 200m, longueur, 4x100m), l’Américaine voit son pari s’envoler sur un claquage en demi-finale du 200m (épreuve remportée par Inger Miller). Son lanceur de poids de mari, CJ Hunter, vient consoler la double médaillée (or sur 100m, bronze à la longueur): entre champions dopés, on sait se soutenir.

JB.

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2 commentaires on “Top 5 Championnats du Monde Athlétisme, Numéro 4: SEVILLE 1999”

  1. Très grand souvenir. Marion Jones, j’aimais beaucoup avant cette histoire de dopage. Elle était souriante, plutot mignonne et du talent à revendre, elle m’avait fait vibrer aux JO de Sydney l’année suivante. Maurice Greene, l’un de mes sprinteurs favoris, il a vite disparu par la suite je trouve… Et puis evidemment Michael Johnson, la classe ultime. J’avoue qu’avec tout ce qu’on entend depuis quelques années sur le dopage, je ne suis plus l’athlétisme. Il y a forcément eu des cas par le passé qui sont passé à travers les mailles du filet, mais tout ce cirque tue l’intérêt pour ces sports, ça reste mon avis, je respecte les autres 🙂


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