Top 10 des européens de NBA

NBA
La draft 2013 a une nouvelle fois accouché d’une vague de joueurs issus du Vieux Continent: en effet Alex Len, Giannis Antetokounmpo, Dennis Schroeder, Sergey Karasev, Rudy Gobert, Livio Jean-Charles et Nemanja Nedovic viennent d’arriver en NBA, tous au 1er Tour s’il vous plaît. Ce qui était impensable il y a encore 15ans devient aujourd’hui une réelle tendance: l’Europe peut produire d’excellents basketteurs capable d’affirmer leur talent au pays de l’Oncle Sam… comme d’autres auparavant. Petit rappel avec le top 10 des européens ayant évolué dans la ligue.

10- Andrei Kirilenko
Le défenseur. Il est la preuve qu’un Européen peut défendre. Sa passion pour les blocks lui apporte une vraie réputation au sein d’une ligue habituée à voir des shooters débarquer du Vieux Continent. Mais pour dire vrai, AK47 peut tout faire: la polyvalence par excellence. Présent des deux côtés du terrain, il s’impose comme un pion essentiel dans la reconstruction des Jazz. Le russe transpire le basket, et ce n’est pas Minnesota qui l’a récupéré cette année qui dira le contraire.

9- Zydrunas Ilgauskas
Le fragile. Des débuts fabuleux (il illumina le Rookie Game de 1998 habituellement réservé aux dunkeurs) avant une grave blessure. Le Lituanien retrouve son niveau après quasiment deux saisons blanches. A Cleveland, il bosse en-dessous et apporte énormément malgré un faible temps de jeu pour un titulaire (moins de 30min par match). L’arrivée de LeBron James décuple les ambitions des Cavs et « The Chosen One » trouve en Z son plus fidèle soutien. All Star à deux reprises, une récompense pour ce très grand homme.
8- Rik Smits
Le discret. Une carrière à l’image du bonhomme. Sans faire de bruit, le Hollandais se fait un nom à Indiana. Sa taille lui assure une place dans le cinq des Pacers, son talent lui permet d’y rester une décennie. Il finira sur une finale NBA en 2000 contre les Lakers en étant terrassé par le Shaq. Auparavant Smits, à l’aise dans son rôle, posa notamment d’énormes problèmes aux Knicks de Pat Ewing. Il fut suicidaire de le laisser seul sous les panneaux, et le Dunking Dutchman fut un parfait complément au shooter fou qu’était Reggie Miller. Malgré une certaine faiblesse aux rebonds, il fut toujours opérationnel en playoffs avec notamment un buzzer beater légendaire contre les Magics d’Orlando lors du Game 4 des finales de conférence 1995.
7- Peja Stojakovic
Le snipper. Le meilleur tireur d’élite du milieu des années 2000, une gâchette unique qui a mis sur le cul les Américains. Avec Peja, pas de place à l’oubli sinon la sanction tombe. En 2003-04, les Kings débutent la saison sans Chris Webber. Un mal de tête qui trouve vite en Stojakovic son aspirine: joueur du mois de novembre, All Star en février et 4ème du vote pour le titre de MVP. Une saison de maboul qui termine sur une mauvaise note en playoffs. Car le Serbe se rate souvent en post-season et le paye cher. Déjà en 2002, il avait essuyé un torrent de critiques suite au Game 7 contre les Lakers. Après une dernière bonne saison à Sacto, il s’envole pour la Nouvelle-Orléans: là-bas il continue de dégainer mais avec un rôle plus mineur. Pour terminer, il sera de l’aventure des Mavericks 2011. Là encore il décevra en playoffs, mais sans oublier de prendre feu une dernière fois pour sweeper les Lakers: 21pts à 7/7 aux tirs dont 6/6 à trois-points, tout un symbole.
6- Toni Kukoc
Le plus formaté. Le génie Kukoc arrive dans une NBA pas encore prête à laisser totalement jouer un Européen à sa façon. Toni a des mains uniques, mais il est trop frêle et pas calibré pour le basket US. Des débuts assez difficiles où il est baladé de poste en poste, sans avoir sa vraie place dans le collectif des Bulls. Mais le croate a trop de talent et Phil Jackson le responsabilise au fil des matchs. Dès lors, il devient primordial et le retour aux affaires de Jordan lui permet de participer au Three-Peat en tant que sixième homme (le meilleur en 1995-96). Sa fin de carrière à Atlanta puis à Milwaukee fut plus anecdotique mais parfaitement respectable. De toute façon, il est déjà dans le top 10 depuis son game winning shot vs New York lors du Game 3 de la demi-finale de conférence 1994: rep à ça Scottie Pippen !!!
5- Vlade Divac
Le géant. Dans une décennie dominée par des pivots tel qu’Olajuwon, Robinson, Ewing et Shaq, Divac fait son trou. Il franchit l’Atlantique très tôt, là où Arvydas Sabonis débarque aux USA la trentaine passée. Vlade débute son rêve américain chez les Lakers où il doit succéder à un certain Kareem Abdul-Jabbar. Après sa très bonne finale NBA 1991, il continue à prendre de l’ampleur à L.A (16-10-4 en 1994-95) avant d’être transféré à Charlotte dans le trade pour Kobe Bryant. Après deux années de bons et loyaux services en Caroline du Nord, il s’envole vers Sacramento où il rejoint une franchise « européanisée ». En Californie, son jeu de passe fait mouche ainsi que son vice naturel (ah le flopping…). Couronné par une sélection All Star en 2001, il ne se relève pas des déceptions made in Kings de 2002 et 2004… avant de faire un dernier retour aux Lakers, là où tout a commencé. Un monument.
4- Detlef Schrempf
Le pionner. Premier Européen All Star en 1993 (il le sera de nouveau en 1995 et 1997), il est auparavant élu à deux reprises meilleur sixième homme (1990-91 puis 1991-92). La NBA découvre grâce à lui un grand talent Européen. Ultra complet et bourré de technique, il est incontournable au milieu des 90’s. Tout d’abord chez les Pacers avant de prendre définitivement son envol à Seattle où ils participent à la grande période des Sonics. A côté du tandem explosif Payton-Kemp, l’Allemand la joue plus sobre mais tout aussi efficace. Il tentera de gagner sa bague à Portland, en vain.
3- Pau Gasol
Le plus sous-côté. Oui Pau Gasol est élu rookie de l’année en 2002. Oui Pau Gasol est double-champion NBA. Oui Pau Gasol est plusieurs fois All Star et membre d’All NBA Team. Mais non Pau Gasol n’est pas reconnu à sa vraie valeur. Toujours premier à être montré du doigt en cas d’échec des Lakers alors qu’il est juste à l’origine d’un Back-To-Back. En Juin 2009 après d’excellent playoffs, il fait bien plus que résister à Dwight Howard pour accrocher une nouvelle bannière au plafond du Staples Center. Rebelotte en 2010, avec en prime un Game 7 monstrueux qui offre le doublé aux angelinos: alors que Kobe Bryant arrose à tout va (as usual), l’Espagnol marque, passe, contre et met des LF décisifs. Depuis, ses performances sont en dents de scie et les Lakers ne gagnent plus rien: est-ce une coïncidence? Dans les compétitions internationales, les Américains n’ont pas eu le choix que de le respecter, notamment lors des deux dernières finales olympiques.
2- Tony Parker
Le plus titré. Le plus chanceux aussi, car TP arrive dans la ligue au coeur d’une franchise structurée et déjà blindée (Duncan, Robinson, Bowen, Smith, Rose)… sauf au poste de meneur où Antonio Daniels fait office de PG, autant dire un choix par défaut. Mais la chance, il faut savoir la provoquer et surtout la saisir; et le frenchie s’en charge grâce à un mental au-dessus de la norme. Un monstre de travail, de talent aussi, qui, au fil des matchs, s’impose comme le troisième membre du Big Three. Ravageur dans le jeu en pénétration, Mr Teardrop s’est accaparé un shoot mi-distance, ce qui rend fou les défenses adverses. Meneur scoreur plus que distributeur, Parker est capable de coup de chaud et d’énormes séries, comme en 2007 où il devient le premier Européen MVP des finales NBA. Une totale maitrise de son art qui fait de lui le meilleur meneur actuel en NBA. Et à 31ans, l’histoire est loin d’être terminée…
1- Dirk Nowitzki
Le plus grand. Seul Européen MVP à ce jour, et franchise player exemplaire: en effet Dallas a été construit autour de lui et sa fidélité a porté ses fruits. Après 13ans d’attente les Mavericks sont champions. Entre son arrivée moquée en NBA (1999) et le scalp du Big Three de Miami (2011), énormément de frustration mélangée à des performances immenses, notamment en post season. De fait, dans les Win Or Go Home, Dirk inscrit 30pts ou plus à quatorze reprises (en 21 matchs): un record, qu’il partage avec un certain Jerry West. Un des 4 joueurs de l’histoire à cumuler au moins 25pts-10rbs de moyenne en playoffs (Bob Pettit, Elgin Baylor et Hakeem Olajuwon sont les trois autres). Un monstre en terme de clutch, doté d’un shoot incontrable et d’une régularité effrayante.
11 All Star Game, 12 All NBA Team, MVP officieux 2005-06 et une saison à 50-40-90. Une légende du basket qui a déjà sa place au Hall Of Fame.
Bonus
Sarunas Marciulionis
Le précurseur. A Golden State, il trouve sa place au sein d’une équipe joueuse. Sixième homme de Don Nelson, il n’a peur de rien et frôle la barrière des 20pts de moyenne. Une grave blessure met peu à peu fin à sa carrière mais l’important est ailleurs: un Européen n’a pas forcément besoin d’être grand pour réussir en NBA. Vive l’internationalisation et merci Sarunas.
Arvydas Sabonis
Le trentenaire. Le seul regret qu’on l’on peut avoir le concernant est son arrivée tardive en NBA. Pour le reste, Sabas a régalé la planète entière de sa merveilleuse vision de jeu, de son touché unique et de sa qualité de passe. Son QI basket anormalement élevé lui a permis de rester dans la ligue malgré son âge et ses blessures permanentes.

Drazen Petrovic
Le virtuose. Parfois, les mots ne suffisent pas alors thanks youtube.

JB.

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20 commentaires on “Top 10 des européens de NBA”

  1. Globalement d’accord avec toi. Je vais détailler 1 par 1. On commence avec Kirilenko. Je l’avais ejecté de mon top 10 au profit de Sabas. Remarquable carrière en Europe, il a très bien commencé avec Malone/Stockton, une saison dingue sur son impact et les résultats d’Utah en 2003-2004. Les analystes voyaient le Jazz terminer dernier, limite battre un record de médiocrité à la Bobcats aujourd’hui, ils ont été à 2 doigts de jouer les playoffs! C’est juste après que ça coince. Blessures, manque de confiance, il a commencé à ne plus prendre de shoots comme il le faisait auparavant et les tensions avec Sloan n’ont pas été tendre. Avec l’émergence de Boozer, D-Will et même Okur (qui aurait mérité une petite place dans les oubliés avec Turkoglu), il a su se faire oublier. Certes précieux en défense, mais trop peu engagé en attaque. La faute à qui? Coaching, coéquipiers, mental? On le saura jamais. Il a trop vite décliné alors qu’il était (est) encore jeune, pourtant il a prouvé qu’en revenant au CSKA ainsi que le titre de champion d’europe avec la Russie qu’il avait le niveau pour réaliser de gros dégâts. Dommage qu’il s’est laissé effacer de la sorte. Tu me diras ton opinion globale sur sa carrière NBA 🙂

    • coup2sport dit :

      Assez d’accord. Il a certes eu une période creuse, mais on sent que c’est plus dû à un environnement qu’à lui-même. Ses performances en FIBA plaident pour lui par exemple.
      Cette année à Minnesota, il s’est imposé à sa façon.
      Belle carrière, qui n’est pas terminée en plus.

      Pour les oubliés, Okur aurait mérité sa place c’est vrai. Il a fait 4-5 grosses saisons quand même.
      Hedo, je reste sur ma faim: pour moi c’est plus une déception. Premier passage à Orlando, c’était vraiment bien. Et puis… Il marche vraiment par moment, irrégulier et ça pardonne pas. J’ai la sensation qu’il joue pour avoir des responsabilités et que quand on lui donne, il se rate. La seule fois où il a répondu présent, on a vu ce que ça a donné avec les Magics.

      • La série de 2007 entre Rockets et Jazz. Je ne sais pas si tu t’en souviens, autant Okur était globalement à la rue en attaque avec des pourcentages dégueulasses, autant sa défense sur Yao était démente. Il avait de temps à autre de l’aide, mais il a tenu la plupart du temps le géant seul. On parle beaucoup de Boozer qui a été incroyable, mais sans la présence du pivot Turc, McGrady aurait passé un tour de playoffs en tant que joueur majeur.

      • coup2sport dit :

        Énorme série. Vraiment.
        Okur c’est solide, rien à dire. Par contre contre San Antonio en finale de conférence, hum hum

        Boozer c’était son moment de gloire

      • Ouais contre les Spurs, à part Williams qui a bien défoncé TP, c’était pas la joie, grosse déception. Je pense sincèrement que les Rockets auraient + emmerdé San Antonio et je parle pas de Dallas. 2007 de toute façon, c’est ma pire année NBA. Detroit humilié par James, Phoenix volé par SA, une finale de merde, la totale. Heureusement qu’il y a eu des compensations, le sweep dans la face du gros Shaq m’avait fait jouir.

      • coup2sport dit :

        J’ai envie de dire  » un de plus  » pour le Shaq.
        En tout cas, j’aime cette haine de l’année 2007.

  2. On passe à Z. Son année rookie a été sensationnelle, MVP du rookie game (certes une cuvée assez faible) devant Van Horn, favori. Avec Kemp, Knight, Person,Henderson, Anderson, c’était le show. Il avait rendu fou Rik Smits en playoffs. Dommage que les blessures ont bien baissé son rendement. Avec l’arrivée de James, il a commencé à moins demander le ballon et quand il était en position, on l’oubliait. Je ne dis pas que c’était la faute de Lebron, Mike Brown a son quota de conneries.

    • coup2sport dit :

      Maurice Taylor avec ses tomars, c’était fort quand t’avais 16ans lol

      Pour Z, ce qui m’impressionnait c’est qu’il se contentait de ce qu’il avait; pas de caprices et extrêmement rentable par rapport à son peu de minutes je le répète.

      PS: Van Horn, le flop de la fin des années 2000 !!!
      Putain j’le kiffais au début, Canal+ nous le vendait bien bordel

      • Georges Eddy était en extase lol. Van Horn et Duncan, ses chouchous. Van Horn était bon, vraiment, ses blessures ont complètement anéanti sa carrière et puis bon, passer de Cassell qui était perso, mais avec l’esprit gagnant et qui savait faire briller ses coéquipiers à Marbury… Le mec, il arrive, tout le monde à l’infirmerie. Jayson Williams fin de carrière et en taule. Van Horn, Kittles… Intersaison 2001/2002, Kidd le remplace, tout le monde retrouve la forme. La poisse.

  3. Rik Smits, plus de 2m20 et à peine 7 rebonds en moyenne! Ok il y avait Dale Davis pour gober, mais quand même, faible. En défense, c’était pas folichon non plus, trop lent sur les déplacements. Par contre en attaque, une merveille, j’ai revu recemment les Game 3-4 contre les Knicks en finale de conférence 2000, hormis un contre de Charlie Ward bien honteux, il a juste dévasté la raquette, inside et à mi-distance. Quel shoot aussi, on parle souvent d’Ewing, Robinson ou même Hakeem, on oublie Smits qui n’a RIEN à envier. The flying dutchman!

    • coup2sport dit :

      Tout le monde est à juste titre marqué par Reggie contre les Knicks; mais attention à Rik: 1994, 1995 et 1998, ils étaient vraiment très bon.
      Excellent playoffs 1995 également.
      J’aime beaucoup.

  4. Peja, sûrement un mes joueurs favoris dans les années 2000. Un shoot incroyable, n’importe quelle distance et sur la truffe de n’importe qui. Pour 2002, faut pas oublier qu’il revenait de blessure, un airball immonde en étant seul, c’est quand même atroce. Qui sait ce qu’aurait donné la série si Peja avait été en pleine possession de ses moyens dès le départ, même si Hedo a assuré l’intérim correctement.

  5. Alors Kukoc, belle carrière mais un peu décevante malgré tout. 3 bonnes premières années, 1997 a été un fiasco en playoffs, surtout contre Miami. 1998 en l’absence de Pippen, il a été grandiose et de très belles finales. Ensuite échec à Phila, quelques grosses perfs à Atlanta et encore assez utile à Milwaukee. Il a eu besoin de se muscler pour résister en NBA, il a perdu en vitesse. Tanjevic avait quand même dit que Kukoc n’avait pas du tout progressé en NBA, un gâchis? Peut-être.

    • coup2sport dit :

      Il a raison.
      C’est pour ça que j’ai employé le mot  » formaté « .
      Si il était arrivé 15ans plus tard, dans une NBA qui laissait plus de libertés aux européens attention.
      Mais dès le début, on a pas vu le même Toni que celui qui sévissait en Europe.
      Maintenant, il a quand même pas été inutile aux Bulls; il les a bien tenu et quand Pippen a décidé de lui faire confiance; ça allait mieux.

      • En fait, je voulais dire Maljkovic… Font chier avec leurs noms. A Chicago, il a assuré oui, sans aucun doute, excepté 1997. C’est pas facile de passer après MJ et Pip, encore plus quand on est pas ricain.

  6. Divac, je ne sais pas qui je mettrais en numéro 1 des pivots passeurs, lui et Sabonis. Quelle vision de jeu, quel culot quand il shootait à 3pts avec les Kings, quel leader! Bon le flopping surtout avec Shaq, c’était flagrant, mais vu tous les coups et fautes offensives non sifflés sur ce dernier, c’était justice. Divac n’a pas été recompensé, pourtant il méritait sa bague lui aussi. Il avait mal vécu son transfert à Charlotte, la vie en Californie… En tout cas, j’en garde un très bon souvenir.


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